Transports en Ile de France : ne pas exclure les villes proches

0
1115

M. Jacques Krabal. Je me réjouis que les intervenants se soient exprimés aussi librement, sans rien masquer de l’acuité des problèmes. En matière technique aussi bien qu’en matière d’aménagement du territoire, les solutions passent évidemment par une réflexion globale mais j’ai bien peur que le pire soit encore devant nous, avec l’accélération de la métropolisation. Paris capitale mondiale, soit, mais n’oublions pas les territoires situés aux franges du Grand Paris !

Je regrette que vous n’ayez rien dit des incivilités, en recrudescence dans les trains, surtout en bout de ligne et tard le soir, ni de la malpropreté trop fréquente des wagons.

Beaucoup, certes, est fait pour rendre les gares plus accessibles. Mais les retards accumulés au fil des années sont tels qu’il faudra dépenser beaucoup pour arriver au terme de ces travaux.

L’inégalité de traitement entre Paris et le reste de la France, abordée par l’orateur précédent, est sensible aussi en matière de tarifs. Ceux-ci ont été relevés au 1er janvier – de 5,5 % pour le titre TER –, à quoi va s’ajouter l’augmentation de la TVA. Est-ce bien heureux à l’heure où l’on veut encourager l’utilisation des transports collectifs ? Mais même mes concitoyens de Château-Thierry sont gagnés par un sentiment de discrimination quand ils doivent se rendre à Paris : ils sont obligés de valider plusieurs tickets. À quand un billet unique ?

Gardez à l’esprit que Paris n’est pas toute la France ! Comme l’écrivait La Fontaine dans sa fable Le Héron, « on hasarde de perdre en voulant trop gagner » !