La langue française c’est notre identité mais aussi un enjeu d’influence, en Europe et dans le monde !

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Aujourd’hui, lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, j’ai interrogé M. le Secrétaire d’État chargé du Tourisme, des Français de l’étranger et de la Francophonie Jean-Baptiste Lemoyne en tant que Secrétaire général parlementaire de la Francophonie mais aussi en tant que député de l’Aisne, très engagé pour la Cité internationale de la langue française à Villers-Cotterêts.

Ma question portait sur la problématique essentielle de l’usage du français et de la diversité culturelle, malmenés à Bruxelles depuis quinze ans.  

Comment accepter que le projet européen post-Brexit puisse continuer de s’écrire en anglais ?  Comment admettre l’hégémonie d’une langue sur les 24 autres langues européennes ? 

L’usage intensif de l’anglais met en péril nos langues et la diversité culturelle, chère à Jean de La Fontaine, né à Château-Thierry. Nous ne devons pas oublier que la langue c’est l’identité de la France mais que c’est aussi un enjeu d’influence, en Europe et dans le monde !  

Selon moi, la discrimination linguistique au sein de l’UE n’a que trop duré ! Il faut qu’elle cesse. Début 2022, la France présidera l’Union Européenne. Les attentes sont énormes : économie, social, santé, réchauffement climatique, migrations… Il ne faudra pas oublier l’enjeu stratégique de l’usage du français et de la diversité culturelle. 

M. le Secrétaire d’État a d’ailleurs déclaré que « La présidence française est une chance pour la francophonie ». Je le pense aussi ! Je lui ai demandé dans l’hémicycle comment il comptait agir pour favoriser le français, le multilinguisme et respecter ainsi l’identité de chaque pays membre à travers sa langue. Je l’ai également incité à faire vivre cette citation d’Umberto ECO : « La langue de l’Europe c’est la traduction ». 

Jean-Baptiste Lemoyne a pleinement souscrit à cette vision. Commanditaire d’un rapport d’experts avec Clément Beaune, il a insisté sur la nécessité d’établir des quotas linguistiques et de favoriser les langues vivantes en Europe. 

À l’heure de la montée des populismes, il est indispensable de mettre l’accent sur la diversité linguistique pour rapprocher les citoyens des institutions européennes, alors que l’actualité montre qu’ils s’en sentent de plus en plus éloignés. La promotion du multilinguisme est d’autant plus importante qu’elle permettrait aux institutions européennes de s’adresser à tous les citoyens !