Bientôt les fables de Jean de la Fontaine en LEGO ?

0
54

Vendredi 17 novembre, Jacques Krabal, vice-président de la Commission développement durable et aménagement du territoire, a reçu Tim Brooks, vice-président de l’entreprise danoise LEGO à l’Assemblée nationale. Retour sur ces échanges constructifs…

LEGO est un groupe de jouets né en 1932 à Billund. C’est une entreprise familiale aujourd’hui administrée par la 4ème génération. Depuis 1958, toutes les briques sont compatibles dans un soucis de jouabilité sur le long terme. Le groupe est apparu en 1959 en France, l’une de ses premières filiales au monde.

Aujourd’hui, le groupe est leader sur le marché du jouet en Europe et emploie 17.000 salariés sans faire appel à la sous-traitance. Ainsi, LEGO produit au Danemark, en République Tchèque et en Hongrie pour l’Europe, en Russie et en Chine pour le marché asiatique et en Amérique du Sud pour le continent américain.

A ce jour, seuls quelques pièces sont issues de plastiques bio-sourcés comme les pièces d’agrément dites souples (arbres, accessoires, fleurs,…). Le reste est toujours constitué de plastiques issus d’hydrocarbures. Depuis 2005, l’entreprise souhaite devenir plus éco-responsable, en visant la fabrication à 100% de pièces durables d’ici 2030.

En parallèle, de nombreuses actions ont d’ores et déjà été menées :

– Au niveau des emballages : réduction de leur dimension

– Au niveau des pièces : suppression de l’acier

– Au niveau du papier / carton : 75% des cartons et des notices sont imprimés à partir de pâte à papier recyclé et 25% FSC

LEGO investit aussi dans le développement durable avec le co-financement de parc éolien offshore en Allemagne et en Angleterre. Les usines danoises sont autonomes énergétiquement et l’entreprise a un projet de “solariser” les toitures de l’usine en Hongrie.

Pour pouvoir aller plus loin dans le développement des plastiques bio-sourcés, LEGO a soumis deux problématiques :

– La première d’ordre législative pour obtenir un cadre juridique sur les matériaux bio-sourcés et également une visibilité à long terme.

– La seconde d’ordre technologique pour développer un centre de recherche commun avec d’autres entreprises partenaires comme Danone ou encore BIC.

Les démarches de l’entreprise s’inscrivent dans les enjeux à venir, comme l’interdiction votée il y a quelques semaines, de l’exploitation et de l’exploration des hydrocarbures conventionnels et non conventionnels d’ici 2050.
C’était le sens de cette rencontre : réfléchir à la métamorphose des matières premières de l’entreprise dans les objectifs environnementaux à venir. Il y a sans doute d’autres entreprises  voulant s’engager dans l’émergence des produits bio sourcés en substitution progressive des produits plastiques dans le secteur du jouet. Il semble intéressant pour la France d’engager les études d’impact sur cette perspective  et une réflexion législative sur ces sujets importants pour lutter contre le réchauffement climatique.

Tim Brooks a soumis ces interrogations à Jacques Krabal, qui s’est engagé à faire part de ces demandes à Barbara Pompili, présidente de la Commission développement durable et aménagement du territoire, auprès de la Commission des affaires économiques ainsi qu’auprès des ministres concernés.

Pour l’entreprise, la culture est au coeur du jeu. Jacques Krabal a proposé à Tim Brooks de travailler à un ensemble de réalisations qui mettraient en avant notre patrimoine, comme l’illustration des fables de Jean de la Fontaine. Une idée qui pourrait encore mieux répondre au slogan de la marque “joue bien” !