La francophonie, c’est l’apprentissage de la tolérance !

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Ce vendredi 20 mars se tiendra la Journée Internationale de la Francophonie. J’ai profité de cette actualité pour poser une question à Annick Girardin, secrétaire d’état au développement et à la Francophonie tout en soulignant l’importance de notre langue et son rayonnement à l’international.

L’intervention en vidéo :

Le Compte-Rendu des débats :

Ma question s’adresse à Mme la secrétaire d’État chargée du développement et de la francophonie. Le vendredi 20 mars se tiendra la Journée internationale de la francophonie. Il s’agit pour moi d’un ancrage local, puisque c’est à Villers-Cotterêts qu’est née notre langue en 1539, avec les ordonnances de François Ier. C’est bien sûr une fierté pour l’Aisne ; je veux le dire très fort en ces moments difficiles.

Notre langue, c’est notre identité, c’est ce qui nous rassemble, mais c’est aussi l’ouverture sur le monde et surtout le refus du repli sur soi. Léopold Sédar Senghor disait : « La francophonie est une culture qui dépasse la langue seule. Elle se conçoit comme le moyen de faire participer les peuples à la civilisation de l’universel. »

La francophonie, c’est une philosophie, le refus de l’hégémonie et le respect de la diversité. La francophonie, c’est l’apprentissage de la tolérance. Partout, nous devons stimuler l’appropriation du français. Non, la francophonie n’est pas une idée ringarde, mais bien une idée d’avenir !

Le nombre de francophones pourrait atteindre 700 millions en 2050, dont 85 % en Afrique. Outre l’opportunité que cela représente en matière d’influence, c’est une occasion inespérée de porter à l’étranger les valeurs de la France que nous avons en partage.

Cette journée internationale doit être l’occasion de rappeler que la francophonie est un atout pour notre pays, un atout pour la fraternité et pour notre développement.

Madame la secrétaire d’État, quelles solutions préconisez-vous pour entraîner la francophonie dans la modernité et faire qu’elle soit attractive ? Quelles solutions pour encourager une francophonie économique allant au-delà des seules valeurs marchandes et permettant de s’arrimer à cette « civilisation de l’universel » à laquelle aspirait tant Léopold Sédar Senghor, père de la francophonie ?